Valérie Duchateau a grandi à Céret, petite ville du Sud de la France fortement imprégnée de culture puisque Dali, Picasso ou encore Braque y séjournèrent avant de connaître la gloire. La situation géographique de Céret, à quelques kilomètres de l ’Espagne, sera déterminante dans le choix de son instrument et c’est tout naturellement vers la guitare qu’elle se tournera. Elle n’a que neuf ans lorsque son premier professeur, Angel Iglesias l’emmène à Barcelone où elle joue sur les guitares de Paganini ou Miguel Llobet.
Elle a à peine 11 ans lorsqu’elle présentée à Alexandre Lagoya qui la prend immédiatement sous sa coupe et déclare « Valérie Duchâteau laissera son nom dans l’histoire de la guitare ».
Ainsi débutent 12 ans de collaboration avec Alexandre Lagoya qu’elle rejoint au Conservatoire National Supérieur de Paris où elle obtient un Premier Prix avant de séduire les Etats-Unis où elle obtient le Prix de la Fondation d’Addario. Après une longue tournée dans ce pays en compagnie de David Leisner, elle s’envole vers le Japon où elle joue avec Minoru Inagaki.
Au retour d’un de ses voyages elle rencontre Marcel Dadi avec qui elle partage de nombreuses fois la scène. Jusqu’alors uniquement guitariste classique, Valérie Duchateau découvre la country, le picking. Une fois de plus elle joue avec les plus grands, Chet Atkins, Larry Corryel ou encore Nato Lima (l’auteur du célèbre Maria Helena) et Tom Bresh, le fis de Merle Travis.
C’est d’ailleurs Tom Bresh qui, à Nashville, où elle est un peu chez elle, assure la direction de son premier Album « AMERICA », en 1995.
Parallèlement, elle publie chez Paul Beuscher une « Méthode de guitare classique » qui illustre l’enseignement musical qu’elle a reçu au fil de toutes ses rencontres.
En 1998, Valérie Duchateau se met à la composition et signe notamment la musique de plusieurs émissions de télévision dont « Envoyé Spécial ».
Elle retrouve ensuite son univers classique pendant deux ans, à l’Opéra de Paris, où le chef James Conlon, l’appelle à ses côtés comme guitariste soliste.
Pourtant sa curiosité la conduit à relever un nouveau challenge, arranger et interpréter 12 chansons de Barbara, ce qui donne naissance à un spectacle qui triomphe dans toute la France et à un album « LA GUITARE CHANTE BARBARA », dont la distribution est assurée par Harmonia Mundi. Un album qui a donné naissance à un spectacle dans lequel » dans la guitare sans paroles de Valérie Duchâteau, on entend tous les mots de Barbara », comme s’est plu à souligner le magazine « ELLE », à la sortie de l’album.
Parallèlement, elle continue aussi bien ses concerts classiques que ses expérience originales en présentant avec le célèbre flamenquiste Pedro Soler un duo inédit guitare classique-guitare flamenca.
Toujours aussi curieuse, elle continue son expérience dans la presse en lançant deux magazines consacrés à la guitare acoustique et à la guitare classique
Cette expérience lui ouvre encore la porte d’autres styles musicaux et elle aborde (à sa manière), la musique manouche aux côtés des frères Boulou et Elios Ferré. Dernière pirouette en date, l’arrangement et l’interprétation de 11 solos inédits de Django Reinhardt, qui donne l’album « Parfum de Django », produit et dirigé par Christian Pégand, qui a longtemps veillé aux destinées de John Mac Laughlin, Biréli Lagrène…
Cet éclectisme ne l’empêche pas de rester fidèle à la guitare classique, pour preuve les 5 opus des « Chefs d’oeuvres de la Guitare Classique » qu’elle a enregistrés en un peu moins de dix ans et qui se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.
Aujourd’hui, Valérie Duchateau est une artiste et une jeune femme accomplie qui a su trouver une voie totalement novatrice dans le domaine de la guitare classique aussi bien dans sa démarche pédagogique que dans son interprétation, ses arrangements ou ses compositions.
Tel est le fruit de son parcours et de la richesse qui en ressort. La musique elle en joue. C’est son discours, sa pensée.
 




















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