CONCERT - JEUDI 31 OCTOBRE - 22H30                              

MELI                                                                                                  

Marie Coutant

Les racines
Issue d’un milieu rural populaire et d’une très grande famille dans le Poitou, qui avait pourtant des ancêtres nomades espagnols, je découvre le chant lors de grandes réunions ou de grands moments de partage. On chantait le répertoire d’avant guerre, Ferrat, Brassens, Brel.
La branche saltimbanque espagnole de mes ancêtres a du fortement marquer de ses gênes car avec mes parents avant mes neuf ans, nous avons déménagé sept fois pour s’installer finalement au calme dans le Berry près de Châteauroux. C’est à peu près à cet âge-là que j’ai la révélation : au centre de loisirs on me demande de remplacer au pied levé ma camarade pour chanter a capella.
Vers l’âge de 11 ans je pose quelques accords sur ma première guitare et j’annonce que je serais chanteuse, bien avant les premiers symptômes d’une crise d’adolescence qui va durer longtemps, longtemps…
Au collège, les résultats ne sont pas brillants mais je fais partie d’un groupe, plutôt rock ou je hurle plus que je ne chante du Georges Chelon, Maxime le Forestier, Casthelemis.
Et au lycée, je découvre Baudelaire, Hugo, Rimbaud, Eluard. Leurs poèmes charnels et amoureux, leurs désespoirs, leur quête humaine, leurs révoltes m’interrogent et me font voyager.
A la radio, seul média qui envoie de la musique dans notre maison, je découvre Balavoine, Fugain,Higelin, Barbara, Cabrel, Renaud, Lavilliers, Souchon…
La violence de la vie m’incite à réfléchir. J’écris mes premiers émois, mes chagrins d’amour, mon désespoir face à l’inhumanité régnante, puis s’imposent la mélodie, la musique. Je goûte à cette liberté d’expression et me laisse guider par mon intuition.

Le tronc de l’arbre
La chanson est un art populaire par excellence, un moyen de toucher le plus grand nombre car c’est un film court, une histoire de 3 à 5 minutes qui véhicule des idées, des images, des sensations, des émotions. Sa force est une alchimie entre le ton et le son, entre le texte, la musique, les arrangements et l’interprète.
Dans un monde dévasté par la démesure et la rapidité des choses, en perte d’humanité, il m’est intolérable que l’amour ne soit pas au cœur de nos vies et insupportable les regards qui enferment dans des pseudo-vérités.
Je n’ai pas la prétention de vouloir changer ce monde mais il est légitime d’en rêver un autre, plus beau, plus vrai et de prendre la parole pour partager cela avec un large public.
La chanson est un art populaire par excellence, un moyen de toucher le plus grand nombre car c’est un film court, une histoire de 3 à 5 minutes qui véhicule des idées, des images, des sensations, des émotions. Sa force est une alchimie entre le ton et le son, entre le texte, la musique, les arrangements et l’interprète.
Dans un monde dévasté par la démesure et la rapidité des choses, en perte d’humanité, il m’est intolérable que l’amour ne soit pas au cœur de nos vies et insupportable les regards qui enferment dans des pseudo-vérités.
Je n’ai pas la prétention de vouloir changer ce monde mais il est légitime d’en rêver un autre, plus beau, plus vrai et de prendre la parole pour partager cela avec un large public.

Les feuilles
Depuis vingt ans j’écris sur des feuilles qui s’envolent au vent sur lesquelles il y a quelques mots, des mélodies. Des feuilles qui s’inspirent du sauvage et de la nature, des feuilles acoustiques et légères, authentiques, où je raconte des histoires de bohémiens, de vagabonds, de moins que rien, de petites gens, de gueux…
Elles me parlent de révoltes, Guernica, Garcia Lorca, le Sud, l’Espagne, les indignés. Elles chantent la violence et la douceur, elles transmettent de l’énergie, de la chaleur humaine. Elles racontent la femme qui vient de se faire plaquer par son amant, ou celle qui se voyant vieillir dans son miroir aborde sa solitude, elles disent la peur, la différence, la mort, la joie d’être vivant, l’amour, la confiance, la naissance, la tendresse et le droit à la paresse.
 
Aujourd’hui, l’arbre a atteint sa maturité et j’entre dans une phase de création ou il va montrer de quel bois il se chauffe. Dans mon travail il y a quelque chose de plus apaisé, épuré, poétique, plus lié à la nature et à l’écologie. De plus naturel en un mot.
Mes nouvelles chansons se sont nimbées de la chaleur du bois, et sont devenues de fait, plus acoustiques. Les arrangements de mes anciens morceaux explorent cette veine.
Ma nouvelle formation musicale est donc exclusivement composée de bois et de cordes, de guitare ou vocales, de contrebasse, de percussions, légères, pour laisser la douceur et la fraîcheur s'emparer des mots et des rimes avec énergie et simplicité.
….et tout ça sans langue de bois !
Marie Coutant

Toutes les infos sur:   www.marie-coutant.com


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