Concert - Vendredi 2 novembre - 20h30 - Centre Culturel Albert Camus

TOURE KUNDA

En 1973, Ismaïla part de sa Casamance natale pour l’Europe, afin d’élargir sa connaissance du monde de la musique. Il s’installe à Paris en 1975, où il participe utilement à la vie des immigrés et donne, pendant deux ans, des petits concerts au profit de ces derniers, tout en préparant la venue de son jeune frère, Sixu Tidiane, dont il a besoin pour asseoir le concept musical qu’il a élaboré.

C’est en 1977 que Sixu arrive à Paris et cette année là, le public parisien les découvre avec curiosité à l’Hippodrome de Pantin, lors d’un festival de musique africaine : Africa Fête. Ils s’installent pour plus d’un mois au théâtre Dunois à Paris ; la salle est comble tous les soirs et on refuse du monde. Le tout premier album sort, Ismaïla do Sixu, et est devenu depuis introuvable. Les deux frères, fidèles à leurs principes familiaux et prévoyant d’intégrer d’autres membres de la famille, adoptent le nom de TOURE KUNDA.

Ils sont rejoints en avril 1979 par leur aîné qui les a initié à la musique : AmadouTouré. De 1979 à 1983, les concerts s’enchaînent et Touré Kunda devient la première formation africaine qui s’impose dans toute la France. En janvier 1983, lors d’un concert à la Chapelle des Lombards, Amadou meurt d’un arrêt cardiaque. Un grand concert, réunissant plusieurs artistes de renom est donné en sa mémoire au Casino de Paris. Ils sont rejoints la même année par leur frère cadet Ousmane Touré qui succède ainsi à Amadou. Ils partent pour une tournée mémorable à travers l’Afrique : Côte d’ivoire, Mali, Gambie, Sénégal…Ils en reviennent avec un magnifique album live « Paris – Ziguinchor », qui s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires. Grâce au succès de cet album, ils repartent sur la route, cette fois pour une tournée encore plus longue, qui les amène à se produire devant plus de 20 000 personnes à l’Espace Balard, à Paris, égalant ainsi les jauges des stars du rock de l’époque. En tout, ce sont plus de 200 000 spectateurs qui ont assisté au spectacle de la famille Touré durant cette tournée.

 Puis l’album « Natalia » sort, réalisé par Bill Laswel. Les tournées se succèdent, leur renommée a depuis longtemps dépassé les frontières ; ils partent aux Etats-Unis pour une tournée de 20 dates, puis au japon, réunissant des dizaines de milliers de personnes. En 1986, ils signent chez Tréma et sortent « Toubab Bi », leur troisième disque d’or. Ils retournent aux Etats-Unis l’année suivante et jouent dans les plus grands lieux tels que le Paladium à New York, le Palace à Los Angeles, le Warfield à San Francisco… Viennent ensuite trois albums, dont un live « Sounké », enregistré au Palais des Congrès à Paris, avec un quatrième frère : Hamadou Touré.

 Les frères Touré Kunda participent à tous les grands festivals français et européens : à Montreux et au Paléo Festival en Suisse, au Sphinks en Belgique, au Loreleï et au Reggae Sunsplash en Allemagne, aux Francofolies de la Rochelle, au Printemps de Bourges… Ils sont invités à célébrer avec leur musique de grands événements tels que la réélection du Président Mittérand, le Sommet des Chefs d’Etats Africains à Vittel et accueillent, sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro, à Paris, Nelson Mandela, lors de sa venue officielle en France.

Ismaïla et Sixu Tidiane continuent leur route, en préservant la musique d’Afrique et en chantant les mots qui expriment la sage philosophie de leurs ancêtres. L’album « Sila Béto » (Le bon Chemin) sera suivi, en juin 1996, de leur production « Mouslaï » (Le Talisman), qui sort en licence chez WEA.

En juin 1999, Carlos Santana sort « Supernatural », album qui connaît un succès retentissant : plus de 11 millions d’exemplaires vendus et 8 Grammy Awards décernés. De nombreux invités y figurent et notamment les frères avec une reprise de leur titre « Guerilla Africa ». En préparant sa tournée européenne, Carlos propose à Ismaïla et Sixu d’assurer la première partie ; ces derniers acceptent alors qu’ils viennent de sortir « Terra Saabi ».


SANTHIABA (2008) – DERNIER ALBUM EN ATTENDANT LE NOUVEAU

Santhiaba est leur dernière production à ce jour : un album qui reflète la diversité des sonorités à l’origine de leurs influences musicales. Ce nom, c’est celui du quartier où ils sont nés, entre Quartier Escale au nord, Leouna et Kande à l’est, Boucotte Perissac et Soucou Papaye au sud.

« C’est à Santhiaba que notre vie à commencé, nous y sommes nés et y avons grandi au milieu des Soninke, Mandingues, Diolas, Créoles portuguais, Peuhls et Wolofs ; c’est aussi le lieu d’apprentissage de la musique, du théâtre et de la danse. Nous y avons surtout appris à vivre harmonieusement avec toutes les composantes dialectiques résultant de ce généreux brassage ethnique. Pour le concept de cet album intitulé « Santhiaba », nous avons réuni le Brésil, l’accordéon serbe, les fils du nord du Sénégal et de la France, sans oublier la rythmique casamançaise. Le tout enregistré et mixé par le cubain Tymour Cardenas, et réalisé par Samba Laobé Ndiaye.

 Site: http://www.toure-kunda.com